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Tunisie: Report de la présentation du nouveau gouvernement
TUNIS – L’annonce de la composition du nouveau gouvernement tunisien ne sera pas faite avant demain mardi. La raison semble être la non finalisation des discussions et des concertations entre les différentes parties composant la Troïka, le parti Ennahda, le CPR et Ettakatol. La présidence de la République en a fait l’annonce cet après midi.
Selon les observateurs, plusieurs raisons expliqueraient ce report de dernière minute. D’une part, ces discussions seraient en rapport avec la reconduite de l’ancien ministre de l’Intérieur Habib Essid, ancien chef de cabinet du ministre de l’Intérieur et ancien ministre du temps de Ben Ali, comme conseiller en matière de sécurité. Plusieurs voix se sont élevées pour s’opposer à cette éventuelle nomination.
Certains appellent tout simplement à la rupture totale avec tous les symboles de l’ancien régime. D’autres, se questionnent sur la pertinence de la nomination d’un homme comme un expert en matières de sécurité qui possède une très courte expérience avec les choses sécuritaires au vu de la courte période passée au ministère de l’Intérieur.
D’autre part, les discussions peuvent aussi être en rapport avec les dernières dissensions au sein des deux autres partis, le CPR et Ettakatol. Il semblerait que les deux partis ne se sont pas encore mis d’accord sur une liste définitive de noms et de leurs attributions respectives.
Hamadi Jebali, le chef du gouvernement, présentera la liste demain au président de la république, Moncef Marzouki. La composition de la liste sera présentée à l’Assemblée mercredi et l’annonce officielle sera faite jeudi.
Crédit photo: pbase.com
H.A. et TAP
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Tunisie: Du cafouillage au palais présidentiel, encore!
CARTHAGE – Selon une dépêche de la TAP (Tunisie Afrique Presse), un groupe de quelques élèves a visité le palais présidentiel de Carthage situé dans la banlieue Nord de Tunis, sur invitation de la présidence de la république ou du président, nous ne le savons pas et nous ne le saurons peut être jamais.
Nous ne savons pas non plus quels sont les critères de sélection utilisés pour inviter ces jeunes élèves pour cette opération qui nous parait confuse et désordonné pour ne pas dire camouflée. Qui aurait organisé cet événement et comment ce se fait il que c’est la TAP qui a eu le privilège de recevoir et relayer en exclusivité l’information?
Ne serait-il pas plus sain et surtout transparent de faire une annonce et de la faire relayer en public par les médias au lieu de nous faire parachuter l’information par la TAP que semble être toujours considérée comme une agence de presse officielle et un porte parole du gouvernement en place au lieu d’une agence publique?
Cet événement aurait bien pu passé complètement inaperçu, mais ce que j’ai voulu dénoncer par cet article c’est la méthode utilisée qui me rappelle un passé pas très glorieux, avec des visites organisées par l’ancien président et relayées en grandes pompes par cette même redoutable machine de «propagande» qui est la TAP qui, semblerait-il, est resté figée dans le temps et n’a toujours pas compris qu’il faut bien faire la différence entre des activités de «propagande» et de relations publiques dans le but de servir l’image du gouvernement en place d’une part, et les activités à caractère public.
H.A.
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Tunisie: Brahim Gassas et l’insulte suprême!
TUNIS – L’autre jour, au parlement à Ottawa, le député libéral Justin Trudeau a traité le ministre fédéral de l’Environnement du Canada Peter Kent par « piece of shit! » (tas de merde) lorsque ce dernier reprochait à la député NPD Megan Leslie, qui voulait poser une question sur les changements climatiques, de ne pas avoir pris part à la conférence des Nation unis sur les changements climatiques à Durban pour mieux s’informer. Or, c’est le gouvernement fédéral qui avait empeché les députés de l’opposition de prendre part à cette conférence.
Justin Trudeau s’est excusé et l’incident a été vite oublié.
En Tunisie, les députés semblent être encore peu familiers avec ce genre d’incidents assez fréquents dans les plus grandes démocraties du monde. Dans d’autres pays, comme en Corée du Sud ou dans certains pays de l’Europe de l’Est, les parlementaires peuvent en venir aux mains. Les insultes sont monnaie courante et les propos à caractère scatologique sont assez fréquents.
Notre Gassas national, très remarqué par ces interventions folkloriques à l’Assemblée nationale constituante a déclenché toute une tempête sur les chaînes de radio et sur Internet pour avoir été traité de « Bassas! » (pétomane) semblerait il par un député ce qui reste à confirmer puisque aucune preuve n’ait jamais été réellement dévoilée. Le député s’est vite enflammé et s’en est pris au prétendu député demandant des excuses et l’Assemblée qui s’est trouvée prise en otage par un discours des plus dramatiques au point de se faire interrompre à plusieurs reprises par le président de l’Assemblée, Mustapha Ben Jaafar, pour finir de carrément lui retirer le micro.
Ce qui est encore plus étonnant, c’est que le député a continué son manège à l’extérieur de l’Assemblée avec des entrevues avec les médias concernant l’incident et de déclarer qu’il ne retournerait plus à son siège avant de recevoir les excuses et qu’il souffre désormais d’une dépression majeure.
Cet incident n’est pas un cas isolé lorsqu’on se rappelle l’incident du tout premier jour à l’Assemblée lorsque le président intérimaire d’un jour s’est fait coupé la parole par deux députés avec des cris ce qui est tout à fait contraire aux règlements puisque le président aurait dû suspendre les travaux et procéder avec des blâmes à l’encontre des deux députés.
Beaucoup de chemin de parcouru dans cette transition démocratique en Tunisie, mais encore beaucoup plus qui reste à faire.
H.A. et radio-canada.ca
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Tunisie: Un super ministère du développement régional
TUNIS – Lotfi Zitoun, membre du parti Ennahda, a déclaré, lors d’une émission télé à la télévision nationale tunisienne Al Wataniya 1, que le nouveau ministère du développement régional aura le statut d’un ministère régalien avec des pouvoirs étendus et des ressources importantes.
Selon Lotfi Zitoun, la mission première de ce nouveau super ministère, autrefois rattaché au ministère de l’Intérieur, est d’éteindre les feux au détriment des questions stratégiques. La population veut voir des actions dans l’immédiat pour améliorer son quotidien. Il a donné l’exemple des services de soins de santé et du transport dans le milieu rural qui nécessitent une prise en charge immédiate, insiste t-il, pour répondre aux besoins criants et urgents de cette population rurale.
Le nouveau gouvernement prendrait une autre mesure, tout aussi importante, pour réduire les prix à la consommation dans les zones en difficultés en comparaison avec celles du littoral en légiférant des lois pour réduire les intermédiaires et faire rapprocher le consommateur au producteur. Ces lois toucheraient également les fonctionnaires et les travailleurs des milieux urbains et des grands centres aux faibles revenus en leur donnant accès à des subventions salariales pour les aider à faire face à la cherté de la vie.
Des logements sociaux seront également construits dans certaines régions pour faire en sorte que le citoyen perçoit un changement réel et concret dans son quotidien et non de simples promesses qui tarderont à venir ou qu’ils ne se réaliseront jamais.
M. Zitoun, a mis l’accent sur la nécessité de donner un rôle plus important aux associations et la société civile et les aider à s’impliquer d’avantage dans le développement régional et de mettre fin au monopole de ce secteur d’activité par le gouvernement ou les partis politiques comme ce fut le cas avec les caisses 26-26 et le RCD, l’ancien parti unique.
Toutefois, des zones d’ombre subsisteront. Comment le prochain gouvernement trouvera il les fonds nécessaires pour atteindre ces objectifs? Aussi et étant donné que les ministères régaliens sont généralement ceux qui composent le cœur de l’État et dont les missions ne peuvent être déléguées aux collectivités locales par exemple, est-ce qu’on se dirige vers le maintien de la centralisation du pouvoir au lieu de donner plus de pouvoir et d’autonomie aux régions si on se fierait aux programmes des partis qui composent la Troïka dont surtout celui du parti Ennahda?
Crédit photo: vke.co.za
H.A.
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Béji Caïd Essebsi brille par son absence à Sidi Bouzid
SIDI BOUZID – Le premier ministre sortant et démissionnaire du gouvernement tunisien, Béji Caïd Essebsi, a brillé par son absence lors des premières festivités du déclenchement du printemps arabe ce samedi 17 décembre, tout comme l’ancien président intérimaire Foued Mebazaa.
À noter qu’en plus du président tunisien Moncef Marzouki, du chef du gouvernement Hammadi Jebali et du président de l’Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar ainsi que d’autres personnalités politiques indépendantes, presque tous les chefs des partis, autant ceux au pouvoir que ceux de l’opposition étaient tous au rendez vous.
Certains observateurs attribueraient cette absence ou ce manque d’intérêt manifeste pour d’autres pour cet événement, par la non implication du premier ministre sortant sur le terrain dans les régions intérieures surtout celles défavorisées dont surtout Sidi Bouzi, et ce, depuis sa désignation à la tête du gouvernement au mois de mars dernier.
Avec la multiplication des sit-ins et des revendications à caractère social surtout émanant principalement de l’intérieur du pays et particulièrement des régions qui ont très largement souffert de la politique de l’exclusion et de la marginalisation, Caïd Essebsi, n’avait jamais eu la force nécessaire non plus le courage pour y faire face et s’est contenté à gérer les affaires depuis son bureau à la Kasba en multipliant les rencontres sécuritaires avec ses deux ministres, celui de l’Intérieur et de la Défense. Tout comme recevoir les dignitaires dans le confort de son salon un peu pour préserver le prestige de l’état comme il aime si bien de nous le faire rappeler à chaque fois.
Un prestige qui trouve tout son sens lorsqu’on s’approche de son bureau au moment d’investir la place à l’occasion de Kasba 3, mais perd tout son sens devant les sits-in de la CPG (Compagnie de phosphate de Gafsa) et du port de Gabès qui nous coûtaient et qui nous coûtent encore des milliers de dinars chaque jour en raison de l’impossibilité d’extraire le phosphate et de l’exporter.
Les visites sur le terrain du premier ministre sortant Caïd Essebsi se sont limitées à trois visites à l’intérieur du pays durant son «règne». Une première visite à Monastir pour commémorer l’anniversaire de la mort de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba, une autre visite furtive à Kairouan et une dernière à Sfax où il avait eu droit au fameux «dégage !».
D’un autre côté, il n’a toutefois pas manqué de faire la navette entre Tunis (sic) et l’étranger pour «vendre» la révolution et quémander au risque d’hypothéquer l’économie du pays, alors que le pays à l’intérieur bouillonnait et que la population avait plus besoin de recevoir des messages d’apaisement et d’assurance au lieu de la traiter de «sauvage» à la suite des événements de Métlaoui et de Siliana.
Avec une telle attitude et surtout lorsqu’on sait que Caïd Essebsi est considéré comme un des acteurs de l’ancien régime et surtout celui de Bourguiba, ce régime qui avait mis le pays en coupe et qui avait marginalisé les zones de l’intérieur, il n’était pas sûr que Sidi Bouzid lui réserve un accueil des plus chaleureux.
H.A.
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La Tunisie fête le printemps arabe
SIDI BOUZID – Il y a un an, jour pour jour, Mohamed Bouazizi, un jeune marchand de fruits et légumes, s’immolait par le feu à Sidi Bouzid, une ville située en plein centre de la Tunisie, suite à un banal contrôle de police municipale et la saisie de sa marchandise.
Ce jour allait changer non seulement le cours de l’histoire du pays, mais la vie de plusieurs millions de personnes à travers le monde. Des régimes vieillissant de dizaines d’années jusque là inamovibles, comme ceux de Khaddafi de la Libye et Moubarak de l’Égypte, sont tombés comme des châteaux de cartes au bout de quelques jours seulement. D’autres régimes qui donnerait du froid au dos par la brutalité employée pour mater les manifestations résistent encore.
Les tunisiens ont afflué par centaines voir des milliers vers Sidi Bouzid pour aller rejoindre les habitants de cette ville, considéré comme le berceau de la révolution tunisienne, pour fêter ensemble une année de liberté et de dignité.
Le nouveau président tunisien, Moncef Marzouki, lors d’une allocution prononcé à Sidi Bouzid à l’occasion de ces festivités, tout comme Rached Ghannouchi leader du parti Ennahda, ont appelé les gens de Sidi Bouzid mais aussi ceux de toutes les régions du pays, au travail et à la construction et ne plus jamais compter que sur soi pour bâtir leurs propres régions, car «personne ne viendrait faire ce travail à leurs places». M. Ghannouchi avait cité l’exemple de la société du développement de Sidi Bouzid comme un exemple à suivre de ces initiatives qui consistent à préparer des études de projets pour les investisseurs locaux et étrangers car «seuls les habitants des régions qui connaîtraient le mieux leurs propres besoins».
D’un autre côté, des voix se sont élevées pour appeler à éviter de tomber dans le piège de la sacralisation et du culte de la révolution et des dates (NDLR: 17 décembre et 14 janvier) comme ce fut le cas avec l’événement du 7 novembre, date de l’accession de l’ancien président Ben Ali au pouvoir, ou encore celle du 3 août, date d’anniversaire de naissance de l’autre ancien président Bourguiba.
Crédit photo : AFP/Fethi Belaid
H.A.
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Un jeune tunisien originaire de Gabès victime de la tuerie de Liège en Belgique
LIÈGE – La première cérémonie funéraire a été tenue pour une des victimes de l’attaque par armes à feu dans la ville belge de Liège.
Mehdi Belhadj, 15 ans, connu sous le nom de «Nathan», le fils d’une mère belge et d’un père tunisien originaire de la ville de Gabès, a été enterré selon le rite musulman. Il est décédé sur le coup, alors qu’il attendait son bus.
Aujourd’hui samedi, une autre cérémonie aura lieu pour un autre garçon de 17 ans décédé dans cette même attaque, tandis qu’un marche solennelle est prévue pour les cinq victimes et les 120 blessés.
Suite à cette tragédie, des appels ont été lancés pour un contrôle plus serré des armes à feu et pour une meilleure surveillance des délinquants déjà condamnés.
Mohamed Belhajd (photo), le père de Mehdi, a déclaré qu’il n’avait pas ouvert la télé ni écouté la radio depuis 3 ou 4 jours. «Je veux juste que les responsables au gouvernement me disent pourquoi Nourdine Amrani (NDLR: le forcené) avait des armes à feu» a-t-il dit.
Le forcené, qui s’est suicidé, avait déjà passé trois ans en prison pour possession de stupéfiants et pour port illégal d’armes.
Selon les médias belges, un des organisateurs de la marche de ce samedi serait un ancien d’un parti d’extrême droite.
Craignant l’infiltration et le détournement de l’événement par des extrémistes, le nouveau premier ministre belge Elio Di Rupo a insisté sur le fait de rester solidaire et sur le respect mutuel. Il participera mardi prochain, soit une semaine après, à une cérémonie pour les victimes à la place Saint-Lambert, le lieu de l’attaque.
Crédit photo: Reuters
H.A. et Euronews
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Une transaction de iPods tourne mal pour un acheteur sur Craigslist
KALAHARI RESORT – Si vous tenez toujours à vouloir inclure sur votre liste des cadeaux de noël, un iPod peu coûteux (volé?) trouvé sur une annonce de Kijiji ou Craigslist, vous devriez maintenant reconsidérer cette option puisque les vendeurs de ces petits bijoux pourraient bientôt augmenter les prix pour couvrir le risque de plus en plus fréquent de transiger avec de parfaits inconnus et parfois mêmes des partenaires, de ne pas recevoir leur argent ou pire, de se faire carrément avoir par les clients.
Artur Bytyci de Rocky River, un vendeur assidu sur Craigslist, l’aurait appris à ces dépens et d’une manière assez brutale. Il a reçu un message texte (SMS) de la part d’un certain Bradley Lester de la localité de la ville de Elyria en Ohio avec lequel il a déjà eu des transactions par le passé, lui disant qu’il avait 10 iPods en sa possession pour seulement $100 chacun.
Pour compléter la transaction, ils avaient choisi de se rencontrer un dimanche au Kalahari Resort à Sandusky. Lorsque Bytyci est arrivé à l’entrée principale du parc aquatique, il a retrouvé Lester qui le redirige aussitôt vers une aire de stationnement du nom de Cape Buffalo, qui serait un endroit moins achalandé et plus tranquille. Une fois arrivé, Lester sort une arme et la pointe en direction de Bytyci et lui demande tout son argent sans faire aucune mention aux 10 iPods pour lesquels ils se sont donné rendez-vous.
Le journal The Sandusky Register a reporté que Lester aurait présenté des excuses à Bytyci en disant qu’il déteste faire cela, mais j’ai besoin d’argent. Cependant, Lester a été arrêté par la police et ne pourra donc jamais dépenser cet argent.
La morale de cette histoire ce qu’il est toujours utile de rappeler qu’il ne faut jamais rencontrer une personne inconnue en étant seule même dans un endroit public. Il faut toujours être accompagné par un ami ou un proche sinon toujours informé quelqu’un de vos connaissances du nom de la personne que vous allez rencontrer, le motif et de l’adresse de la rencontre.
Maude L. Campbell/clevescene.com / Traduction: H.A
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Tunisie: Marzouki réclame une trêve de 6 mois aux tunisiens
TUNIS – Lors d’une rencontre avec deux journalistes de la télévision nationale tunisienne Al Wataniya 1 et qui a été diffusée en direct ce soir après le journal de 20 heures, le président tunisien Moncef Marzouki a demandé la suspension des sit-ins et de toutes les formes de protestations à caractère social ou politique, et ce, pour une durée de 6 mois.
Le président Marzouki dit comprendre que certaines demandes sont légitimes mais il a toutefois insisté sur le caractère urgent de la situation économique du pays et la nécessité de faire un arrêt aux protestations tout en qualifiant la poursuite de ces actions comme une sorte de suicide collectif qui mènerait le pays vers une situation encore plus dramatique et que tout le monde en sortirait perdant.
Le président tunisien admet les grandes difficultés qui attendent le nouveau gouvernement mais fait signaler qu’il reste tout de même optimiste quant à l’avenir avec l’aide de l’étranger et de pays voisins, à leurs têtes la Libye. Le succès, insiste Moncef Marzouki, reste conditionnel de l’urgence de se donner cette chance sur une période de six mois pour réaliser le plan de sauvetage et relancer l’économie.
Le président tunisien s’est engagé à mettre son poste en jeu dans le cas d’un échec et serait prêt à remettre, dit-il, sa démission.
À noter le caractère très décontracté et très terre à terre de Moncef Marzouki, lors de l’interview, autant dans ses réponses que dans ces idées pour le futur. Un contraste frappant lorsque comparé avec ce que les tunisiens ont toujours été habitués avec l’ancien président Ben Ali.
retourdefinitif.com
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Tunisie: Marzouki déclinerait l’invitation de Sarkozy
TUNIS – Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki aurait déclaré que sa première visite officielle sera réservé pour un pays maghrébin, soit la Libye ou l’Algérie selon l’entourage du président.
Cette possibilité semble se confirmer surtout après l’invitation faite du président Sarkozy au président Marzouki pour visiter la France pour sa première visite officielle.
Quoi qu’il en soit, le président Marzouki semble vouloir afficher ces priorités en effectuant des visites surprises aux familles des martyrs et des blessés de la révolution du 14 janvier mais aussi à ceux qui ont été persécutés durant le règne des deux anciens présidents tunisiens, celui de Ben Ali et Bourguiba, ce qui en dirait long sur l’orientation des actions futures et de la politique du président tunisien pour un homme qui a consacré sa carrière pour la défense des droits de l’homme et lutter contre l’oppression et la torture.
Dans ce contexte post-révolutionnaire, les chances que le président Marzouki choisirait la France comme destination pour sa première visite officielle semblent donc être minimes sinon quasi nulles surtout lorsqu’en plus on se souvient de la réaction du gouvernement français et surtout de son ancienne ministère des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, face à aux événements qui avaient déclenché la révolution tunisienne du 14 janvier.
H.A.
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