Révolution tunisienne

Syrie: Après le soudanais, c’est au tour du marocain?

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Comment expliquer ce large sourire du militaire marocain, membre de la mission d’observation des Nations Unis? Un sourire qui n’inspire d’ailleurs aucune confiance quant à une éventuelle réussite de cette mission. Bien au contraire. Ce sourire qui ne reflète aucunement en tout cas la gravité du moment et le drame qui est en train de se dérouler juste à quelques kilomètres de l’hôtel où il se trouve à Damas. Aura t-il plus de chance que son prédécesseur soudanais ou finira-t-il lui aussi par jeter l’éponge?

Ce qui est encore plus étonnant et plus dramatique, c’est le silence de la planète face à la violation honteuse du cessez-le-feu, jamais respecté d’ailleurs, par les milices de Bachar Al-Assad. Comme si le fait d’avoir accepté ce cessez-le-feu semble avoir eu comme effet d’hypnotiser et satisfaire la communauté internationale en déroute tellement elle est inefficace et faible.

Le Bachar n’est pas dupe semblerait-il. Il sait comment la manipuler cette communauté si faible et si inefficace. Il n’a même pas besoin de l’appui sino-russe. Il accepte un cessez le feu pour refroidir un peu les ardeurs pour aussitôt déclarer que ce cessez-le-feu est désormais conditionnel à son respect par l’autre partie. Mais qui peut donc garantir ou affirmer que ce sont les rebelles qui violeraient le cessez-le-feu? C’est exactement sur cette ambiguïté que Bachar a pu reprendre impunément le bombardement en évoquant la légitime défense. Le non retrait des armes lourdes des zones civiles entre sûrement dans cette stratégie, celle d’avoir la vilaine intention de reprendre le bombardement aussitôt.

L’étendue de la morbidité, de la la violence et de la bassesse de ce régime sanguinaire n’ont plus de limites. Il est prêt à même porter atteinte à la sécurité du personnel de la mission de l’ONU sans même besoin, pour le comprendre, de décrypter les propos de la conseillère de Bahcar Al-Assad, Boutheina Chaâbane, qui avait déclaré que le gouvernement syrien ne peut garantir l’intégrité physique du personnel si ce gouvernement n’est pas impliqué dans le travail de la mission. Autrement dit, ou bien on vous montre où aller et quoi faire ou bien vous courrez la chance de se faire descendre. Des menaces claires et directes sont on ne peut plus claires.

Ce régime essaye de toujours gagner du temps. L’objectif est de faire pourrir la situation le plus longtemps possible pour exaspérer et faire refroidir les ardeurs des syriens avides de liberté et qui essayent de se libérer de la main mise de ce régime corrompu et criminel.

Toutefois, une chose est certaine. La Syrie ne sera plus jamais la même. Bachar Al-Assad ne restera jamais président à vie, encore moins léguer à sa mort, le pouvoir à son propre fils.

H.A.

Photo: © Reuters

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Tunisie: Voici pourquoi Belhassen Trabelsi a demandé des excuses

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MONTRÉAL – Comme vous le savez tous, Belhassen Trabelsi a écrit une lettre pour présenter ses excuses au peuple tunisien et dans laquelle il demande pardon pour tout ce qu’il avait fait.

Pauvre monsieur vous dites? Peut être qu’on devrait lui donner une petite chance dirait l’autre? Attendez et lisez la suite.

Non, ce n’est nullement parce qu’il risque un renvoi immédiat du Canada et de se faire embarquer sur le premier vol ce 23 avril si le commissaire rejette sa demande de statut de réfugié qu’il avait écrit cette lettre. Non plus parce qu’il voulait prendre de l’avance et se préparer à affronter la justice tunisienne à son arrivée au pays comme certains prétendaient dire. Mais pas du tout.

D’ailleurs, même si le commissaire refuse sa demande de statut de réfugié, ce qui devrait arrivé très certainement à moins d’un revirement majeur ou de la présentation d’une preuve solide, il peut toujours faire appel et ceci pourrait prendre des années avant qu’une décision finale soit prise en son encontre et de finalement décider de le faire embarquer dans un avion avec les menottes dans les mains et accompagné par les agents de l’ASFC, l’Agence des Services Frontaliers du Canada. Ce genre de dossiers peut s’éterniser sur une dizaine d’années comme c’était le cas d’un rwandais accusé de crimes contre l’humanité, comme nous l’avons mentionné dans un article précédent, et qui avait été expulsé après avoir passé dix grosses années au pays avant de se faire embarqué dans un avion en direction du Rwanda.

Peu importe le jugement qui sera prononcé le 23 avril prochain par le commissaire, Belhassen Trabelsi peut toujours profiter en toute quiétude de son séjour au Canada aux frais des contribuables canadiens cette fois ci, après avoir profité de ces compatriotes tunisiens. Le gouvernement canadien a l’obligation et la responsabilité de subvenir aux besoins des demandeurs d’asiles politiques durant leurs séjours au pays, leur fournissant les soins médicaux, de payer les frais d’études de leurs enfants et tous les autres privilèges que les canadiens peuvent faire valoir!

Belhassen Trabelsi a écrit cette lettre simplement dans le but de réactiver son dossier auprès de l’opinion publique tunisienne mais aussi les médias tunisiens et les pousser à réagir, encore mieux d’une façon extrême et surtout lui proférer toutes les menaces habituelles. Ainsi, notre mafieux national s’en servira pour présenter au commissaire cette bonne matière pour lui prouver que sa sécurité et celle de sa famille sont toujours menacées s’il rentre au pays. Même s’il sait qu’il ne rentre pas aussitôt au pays dans tous les cas, son stratagème consiste à espérer clore définitivement son dossier dès le 23 avril avec une décision favorable pour qu’il puisse enfin avoir la paix.

Il n’est pas fou le monsieur, encore moins son avocat. Allez faire un tour sur les réseaux sociaux et même sur les sites des médias tunisiens et regardez les réactions et les articles. Si vous étiez le juge canadien, qui est sensé être juste, impartial et apolitique, devant lequel Trabelsi se présentera le 23 avril prochain, allez vous le renvoyer dans son pays, et surtout donner l’ordre d’une reconduite à la frontière immédiate sans lui donner la possibilité de faire appel?

Donc chers tunisiens et tunisiennes, calmez vous. Belhassen Trabelsi est au Canada pour y rester, au moins pour les quelques prochaines années.

H.A.

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Tunisie: Vidéo de l’intervention de M. Ali Larayedh devant l’Assemblée Constituante

Suite au boycott des activités du premier gouvernement tunisien démocratiquement élu par les médias tunisiens dont la majorité est encore et toujours sous l’emprise des anciens caciques du régime déchu, y compris la chaîne de télévision nationale tunisienne Al-Wataniya 1, censée être impartiale et représenter TOUS les tunisiens et dont le budget est financé à même nos poches comme simples contribuables, donc suite à ce boycott, nous allons à présent et dans le futur diffuser toutes les activités du gouvernement tunisien en signe de solidarité.

Comme début, voici l’intervention du ministre de l’Intérieur tunisien, M. Ali Larayedh, devant l’Assemblée Nationale Constituante de ce jeudi 12 avril 2012 relativement aux événements du lundi 9 avril 2012.

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Syrie: Vers une intervention militaire étrangère?

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Le coup d’envoi pour le bal diplomatique en faveur d’une possible intervention étrangère en Syrie semble être officiellement donné suite à la déclaration incendiaire de ce dimanche du ministre belge des affaires étrangères dont le pays, rappelons le, est membre de l’OTAN et dont le siège se trouve justement en Belgique.

Le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a qualifié aujourd’hui, lors d’une émission sur TV5, la politique de répression de Bachar Al Assad de « barbare » tout en affirmant la nécessité d’une intervention humanitaire qui devrait nécessairement être protégée et guidée par une présence militaire sur le terrain.

Selon lui, l’échéance du 10 avril devrait être respectée sinon la communauté internationale doit passer à la prochaine étape, celle d’une intervention musclée sur le terrain.

Ces déclarations, les plus musclées et qui font directement référence explicitement à une intervention militaire, sont les toutes premières venant d’un responsable occidental. Un mois plutôt, le premier ministre britannique, David Cameron, avait qualifié le président Bachar Al Assad de criminel mais sans plus.

S’agit il d’une simple manœuvre pour mettre un peu plus de pression sur Bachar Al Assad pour le forcer à respecter ces engagements pour la date butoir du 10 avril, du ras le bol de la communauté internationale face aux agissements du régime répressif en Syrie ou d’un véritable changement de stratégie pour enfin passer à l’acte?

On en saura un peu mieux dans les prochaines heures sinon les prochains jours quant aux véritables intentions des uns et des autres.

Photo © Keawe Woodmore

H.A.

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«Ingérence» française en Tunisie

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TUNIS – Le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, était parmi les premiers à féliciter son homologue tunisien, Rafik Abdessalem. La tâche a été programmée dans le Outlook du Quai d’Orsey. La lettre était prête pour la date connue d’avance pour un envoi automatique le jour J.

Dans cette même lettre, le ministre français, non seulement s’invite à Tunis mais aussi décide de la date de sa visite selon, bien entendu, ses propres disponibilités. Son homologue tunisien devrait donc s’ajuster et ajuster son horaire pour recevoir son vis-à-vis. Pourrait-il faire autrement?

Même son de cloche du côté du ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, moins hautain que son collègue des affaires étrangères, qui invite son homologue tunisien, Ali Laarayidh, à visiter Paris.

La France n’a toujours visiblement pas retenu la leçon et ne semble pas comprendre que la Tunisie n’est plus ce qu’elle était, une court arrière où tout serait permis. Cette France toujours hautaine et égoïste, continue ce même jeu au nom de nos intérêts communs, comprenez leurs intérêts.

La Tunisie et la France, certes, ne sont pas sur un même pied d’égalité, que le rapport des forces n’est pas égal, que cela soit dans le domaine économique ou autre, ceci ne devrait pas empêcher le gouvernement français de changer sa politique et de mettre de côté cette même langue de bois qui a toujours caractérisée ses rapports avec la Tunisie et d’essayer d’adresser un message clair, simple et surtout honnête au simple citoyen tunisien plutôt qu’au pouvoir en place.

Espérant que les nouveaux décideurs au gouvernement tunisien feront, eux au moins, changer la nature de ces rapports.

Crédit photo: diplomatie.gouv.fr

H.A.

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Tunisie: Le ton est donné, fini les sit-ins!

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TUNIS – Les signaux se multiplient et le ton est donné. Le nouveau gouvernement tunisien se dirige irrémédiablement vers l’application de la loi pour déloger par la force ceux qui font bloquer les entrées des usines et des routes en mettant en péril une économie de plus en plus moribonde.

Aujourd’hui et durant une pause dans les couloirs lors d’une séance de l’Assemblée nationale qui était destinée à accorder la confiance au nouveau gouvernement, le nouveau ministre de l’Intérieur Ali Laarayidh et avant même sa prise de fonction officielle, a été on ne peut plus clair. Il dit comprendre ces demandes et ces revendications à caractère social mais que désormais la situation est devenue intenable.

Le ministre affirme que le nouveau gouvernement sera en mesure de relever le défi, d’établir la sécurité et rétablir un climat de confiance et de sérénité qui va permettre aux investisseurs étrangers mais aussi tunisiens de jouer un plus grand rôle dans la relance économique du pays et créer les emplois.

Les tunisiens sont appelés à toujours faire valoir leurs droits, un des acquis de la révolution selon M. Laarayidh, mais d’une façon pacifique et dans le respect de la loi. Il a appelé les tunisiens à être patients et compréhensifs.

De son côté, le président de la république, Moncef Marzouki, après avoir réclamé une trêve de six mois, change de ton. Lors d’un discours donné devant un parterre d’hommes et de femmes d’affaires au siège de l’UTICA, il réclame lui aussi l’arrêt des sit-ins sauvages qualifiés d’opérations suicidaires. Il a du même souffle laissé entendre que la trêve de six mois serait imposée par la force de la loi et que le temps du dialogue qui dure depuis des mois et qui nous dirige tout droit vers le mur est révolu.

La question qui se pose aujourd’hui serait sur la capacité de discernement du tunisien, particulièrement de ceux qui observent ces sit-ins, et leur capacité de se défaire de cette attitude et cette mentalité d’assistés de l’état pour enfin comprendre que ce sont eux par qui la solution arrive en premier et dernier lieu.

Ces sit-ins à répétition sont un reflet d’un problème qui est beaucoup plus grave et plus profond de notre société toujours habituée à l’interventionnisme de l’état. Si le gouvernement imposerait la levée par la force de ces sit-ins, le problème risque de s’aggraver et une contre-révolution ou une révolution à l’intérieur de la révolution risque de se produire.

Notre société a plutôt besoin qu’on lui apprenne à agir en citoyens responsables avant tout. Imposer les choses par la force est contre productif et même dangereux, tout le monde le sait. Sauf que les gens ont faim et ils n’écouteront personne.

Avons nous d’autre choix que d’ordonner la levée des sit-ins pour imposer la paix et l’ordre par la force dans cette Tunisie contre-révolutionnaire?

Crédit photo: cnn.com

H.A.

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Tunisie: L’Assemblée constituante donne son feu vert au gouvernement

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TUNIS – Tard ce vendredi soir, les élus de l’Assemblée constituante ont voté en faveur d’accorder leur confiance au nouveau gouvernement tunisien dirigé par la Troïka avec 154 votes pour, 37 votes contre et 11 abstentions.

Après un «débat» marathon et des interventions sous la forme de monologues sans fin et des plus ennuyeux, les élus ont finalement passé au vote pour enfin approuver sa composition, telle que proposée par Hamadi Jebali, par une majorité absolue, tel que le stipule les textes des pouvoirs de la mini constitution.

Les interventions des élus, aussi bien de l’opposition que ceux de la Troïka, ce sont limitées à des considérations politiques partisanes avec d’échanges ennuyeux d’accusations détournées ou de reproches à demi-mots comme toujours.

Le nouveau Chef du gouvernement de Hamadi Jebali prendra officiellement ses fonctions lundi prochain lors d’une cérémonie de passation au siège du gouvernement à la Kasbah.

Notons que le titre officiel de Hamadi Jebali serait désormais Chef du gouvernement au lieu de Premier ministre. Un changement plus que symbolique qui reflète la nature du régime politique que le parti Ennahda aimerait voir s’inscrire dans la prochaine constitution, c’est à dire celui d’un régime parlementaire où le Chef du gouvernement serait le vrai détenteur du pouvoir.

Crédit photo: AFP

H.A.

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Tunisie: Une police un peu trop prétentieuse?

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RAS JEDIR – Qui aurait cru qu’un jour viendrait et que la police tunisienne critiquerait LE président de la république? Aujourd’hui, nous y sommes  enfin!

Lors du premier discours du président Moncef Marzouki à l’Assemblée constituante, il avait remercié les forces armées pour sa contribution pour la réussite de la transition et pour le maintien de l’ordre et de la sécurité durant les derniers mois. Mais il avait omis de remercier les forces de sécurité intérieure ce qui lui a valu une sortie du syndicat représentant ces forces pour dénoncer cet oubli.

Le soir même et lors d’une rencontre en direct avec des journalistes de la télé nationale tunisienne Al Wataniya 1, Moncef Marzouki, a déclaré que cet oubli était bien involontaire mais qui refléterait, selon lui, un sentiment inconscient du « moi intérieur » de l’être humain, en faisant référence aux difficultés et le harcèlement subis de la part du système policier mis en place par l’ancien président Ben Ali.

Sauf que hier, selon Radio Tataouine, et lors de sa visite à Ras Jedir, Moncef Marzouki aurait récidivé encore une fois en omettant de remercier les forces de sécurité pour les efforts déployés, selon eux, pour gérer le flux des réfugiés africains venus de Libye. S’agit-il là encore d’un oubli volontaire cette fois ci de la part du président de la république?

Ou tout simplement d’un excès prétentieux de surestime de la part de ces policiers, avec ou sans raison, et de vouloir demander à tous prix une reconnaissance qui semble être difficile à acquérir pour reconquérir des citoyens qui n’ont visiblement pas la mémoire courte, encore moins leur président?

Crédit photo: AFP/Fethi Belaid

H.A.

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Tunisie: La Police canadienne perquisionne chez l’avocat de Belhassen Trabelsi

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MONTRÉAL – Selon le quotidien montréalais La Presse, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), la police fédérale du Canada, l’équivalent du FBI américain, a fait une décente dans les bureaux de l’avocat du tunisien fugitif  Blehassen Trabelsi, Me Donald Kattan.

Me Kattan risque jusqu’à 5 ans de prison si les autorités canadiennes démontrent que l’avocat a géré les avoirs et les affaires du fugitif depuis son arrivée au Canada le 20 janvier dernier, tel que le stipule la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus.

Selon Radio-Canada, les documents saisis sont toujours sous scellés et se trouvent au quartier général de la GRC à Westmount dans la banlieue Ouest sur l’île de Montréal. L’avocat peut toujours s’opposer à l’ouverture des dossiers en invoquant le secret professionnel.

Rappelons que Belhasen Trabelsi a perdu son statut de résident permanent du Canada puisqu’il n’avait jamais résidé au pays pour une période minimale de cinq ans. Il a fait la demande pour le statut de réfugié politique depuis, mais il est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé le 27 janvier par Interpol visant 6 membres de la famille de l’ancien président tunisien Ben Ali.

L’étau se resserrent de plus en plus sur l’ancien «parrain» du clan mafieux.

Selon le quotidien tunisien Echourouq, il serait pourtant au Venezuela après avoir obtenu la citoyenneté de ce pays. Nos sources à Montréal ne peuvent confirmer une telle information et il serait donc toujours à Montréal et sous surveillance des autorités de l’immigration du Canada.

Crédit photo: AFP

H.A., cyberpresse.ca et radio-canada.ca

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Tunisie: Béji Caïd Essebsi nous fait chanter, encore?

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TUNIS – Pourquoi l’ex-premier ministre du gouvernement de transition tunisien, Béji Caïd Essebsi, avait-il choisi ce moment précis, presque au dernier jour de son passage à la Kasbah, pour relancer le débat sur l’extradition de l’ancien président tunisien Ben Ali?

C’est la question que tout le monde posait à la suite de la réception de Ali Ben Salah Ben Hadid, spécialiste en droit international et ancien diplomate, afin de discuter et examiner les moyens pour l’extradition de Ben Ali et de lui faire subir un procès équitable.

Pourtant, tout ce beau monde sait pertinemment que l’Arabie Saoudite ne délivrerait jamais Ben Ali sachant tout d’abord qu’il risquerait la peine capitale, avec ou sans procès équitable, mais aussi, pour d’autres raisons politiques et obscures que seulement les Saoudiens connaissent.

Alors pourquoi tout juste maintenant, surtout que l’extradition de Ben Ali a été au coeur de tous les débats depuis le 14 janvier dernier déjà?

Tout le monde sait la relation tendue qui a toujours caractérisé les rapports entre Béji Caïd Essebsi et les islamistes en général et avec Ennahda en particulier. La mise à l’écart de Caïd Essebsi et de tous ses ministres par la Troïka n’aurait pas aidé, bien au contraire.

Dès l’annonce de le démission collective du gouvernement, les membres de ce gouvernement se sont vite lavés les mains et leurs sorties médiatiques et largement médiatisées et même celles du gouverneur de la BCT, Mustpaha Kamel Ennabli, mais aussi des organisations patronales et autres associations, se sont multipliés décrétant l’état d’urgence et annonçant la situation «catastrophique» du pays, une sorte de chantage économique et sécuritaire, comme si la Troïka serait la cause de ce bilan plus que catastrophique du gouvernement de Caid Essebsi. Comme si ce dernier voulait, pour des raisons et des calculs politiques un peu morbide, tout mettre  sur le dos du prochain gouvernement de coalition et lui imputer son échec alors que le nouveau gouvernement n’a même pas encore vu le jour jusqu’à l’écriture de cet article.

On se souvient que la semaine dernière, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, avait déclaré que nos relations avec l’Arabie Saoudite sont beaucoup plus importantes que le rapatriement de Ben Ali. La dernière sortie de Caïd Essebsi serait elle la suite de cette même logique de petits calculs politiques de quelqu’un qui s’obstine à chercher un mince fil d’espoir auquel pouvait encore s’accrocher?

Il n’est cependant pas sûr que Hamadi Jebali serait ravi d’accepter ce beau «cadeau empoisonné» et de laisser Béji Caïd Essebsi continuer encore à jouer aux troubles fêtes pour longtemps.

H.A. et TAP

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