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Syrie: Après le soudanais, c’est au tour du marocain?
Comment expliquer ce large sourire du militaire marocain, membre de la mission d’observation des Nations Unis? Un sourire qui n’inspire d’ailleurs aucune confiance quant à une éventuelle réussite de cette mission. Bien au contraire. Ce sourire qui ne reflète aucunement en tout cas la gravité du moment et le drame qui est en train de se dérouler juste à quelques kilomètres de l’hôtel où il se trouve à Damas. Aura t-il plus de chance que son prédécesseur soudanais ou finira-t-il lui aussi par jeter l’éponge?
Ce qui est encore plus étonnant et plus dramatique, c’est le silence de la planète face à la violation honteuse du cessez-le-feu, jamais respecté d’ailleurs, par les milices de Bachar Al-Assad. Comme si le fait d’avoir accepté ce cessez-le-feu semble avoir eu comme effet d’hypnotiser et satisfaire la communauté internationale en déroute tellement elle est inefficace et faible.
Le Bachar n’est pas dupe semblerait-il. Il sait comment la manipuler cette communauté si faible et si inefficace. Il n’a même pas besoin de l’appui sino-russe. Il accepte un cessez le feu pour refroidir un peu les ardeurs pour aussitôt déclarer que ce cessez-le-feu est désormais conditionnel à son respect par l’autre partie. Mais qui peut donc garantir ou affirmer que ce sont les rebelles qui violeraient le cessez-le-feu? C’est exactement sur cette ambiguïté que Bachar a pu reprendre impunément le bombardement en évoquant la légitime défense. Le non retrait des armes lourdes des zones civiles entre sûrement dans cette stratégie, celle d’avoir la vilaine intention de reprendre le bombardement aussitôt.
L’étendue de la morbidité, de la la violence et de la bassesse de ce régime sanguinaire n’ont plus de limites. Il est prêt à même porter atteinte à la sécurité du personnel de la mission de l’ONU sans même besoin, pour le comprendre, de décrypter les propos de la conseillère de Bahcar Al-Assad, Boutheina Chaâbane, qui avait déclaré que le gouvernement syrien ne peut garantir l’intégrité physique du personnel si ce gouvernement n’est pas impliqué dans le travail de la mission. Autrement dit, ou bien on vous montre où aller et quoi faire ou bien vous courrez la chance de se faire descendre. Des menaces claires et directes sont on ne peut plus claires.
Ce régime essaye de toujours gagner du temps. L’objectif est de faire pourrir la situation le plus longtemps possible pour exaspérer et faire refroidir les ardeurs des syriens avides de liberté et qui essayent de se libérer de la main mise de ce régime corrompu et criminel.
Toutefois, une chose est certaine. La Syrie ne sera plus jamais la même. Bachar Al-Assad ne restera jamais président à vie, encore moins léguer à sa mort, le pouvoir à son propre fils.
H.A.
Photo: © Reuters
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Syrie: Vers une intervention militaire étrangère?
Le coup d’envoi pour le bal diplomatique en faveur d’une possible intervention étrangère en Syrie semble être officiellement donné suite à la déclaration incendiaire de ce dimanche du ministre belge des affaires étrangères dont le pays, rappelons le, est membre de l’OTAN et dont le siège se trouve justement en Belgique.
Le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a qualifié aujourd’hui, lors d’une émission sur TV5, la politique de répression de Bachar Al Assad de « barbare » tout en affirmant la nécessité d’une intervention humanitaire qui devrait nécessairement être protégée et guidée par une présence militaire sur le terrain.
Selon lui, l’échéance du 10 avril devrait être respectée sinon la communauté internationale doit passer à la prochaine étape, celle d’une intervention musclée sur le terrain.
Ces déclarations, les plus musclées et qui font directement référence explicitement à une intervention militaire, sont les toutes premières venant d’un responsable occidental. Un mois plutôt, le premier ministre britannique, David Cameron, avait qualifié le président Bachar Al Assad de criminel mais sans plus.
S’agit il d’une simple manœuvre pour mettre un peu plus de pression sur Bachar Al Assad pour le forcer à respecter ces engagements pour la date butoir du 10 avril, du ras le bol de la communauté internationale face aux agissements du régime répressif en Syrie ou d’un véritable changement de stratégie pour enfin passer à l’acte?
On en saura un peu mieux dans les prochaines heures sinon les prochains jours quant aux véritables intentions des uns et des autres.
Photo © Keawe Woodmore
H.A.
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