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Tunisie: Brahim Gassas et l’insulte suprême!

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TUNIS – L’autre jour, au parlement à Ottawa, le député libéral Justin Trudeau a traité le ministre fédéral de l’Environnement du Canada Peter Kent par « piece of shit! » (tas de merde) lorsque ce dernier reprochait à la député NPD Megan Leslie, qui voulait poser une question sur les changements climatiques, de ne pas avoir pris part à la conférence des Nation unis sur les changements climatiques à Durban pour mieux s’informer. Or, c’est le gouvernement fédéral qui avait empeché les députés de l’opposition de prendre part à cette conférence.

Justin Trudeau s’est excusé et l’incident a été vite oublié.

En Tunisie, les députés semblent être encore peu familiers avec ce genre d’incidents assez fréquents dans les plus grandes démocraties du monde. Dans d’autres pays, comme en Corée du Sud ou dans certains pays de l’Europe de l’Est, les parlementaires peuvent en venir aux mains. Les insultes sont monnaie courante et les propos à caractère scatologique sont assez fréquents.

Notre Gassas national, très remarqué par ces interventions folkloriques à l’Assemblée nationale constituante a déclenché toute une tempête sur les chaînes de radio et sur Internet pour avoir été traité de « Bassas! » (pétomane) semblerait il par un député ce qui reste à confirmer puisque aucune preuve n’ait jamais été réellement dévoilée. Le député s’est vite enflammé et s’en est pris au prétendu député demandant des excuses et l’Assemblée qui s’est trouvée prise en otage par un discours des plus dramatiques au point de se faire interrompre à plusieurs reprises par le président de l’Assemblée, Mustapha Ben Jaafar, pour finir de carrément lui retirer le micro.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est que le député a continué son manège à l’extérieur de l’Assemblée avec des entrevues avec les médias concernant l’incident et de déclarer qu’il ne retournerait plus à son siège avant de recevoir les excuses et qu’il souffre désormais d’une dépression majeure.

Cet incident n’est pas un cas isolé lorsqu’on se rappelle l’incident du tout premier jour à l’Assemblée lorsque le président intérimaire d’un jour s’est fait coupé la parole par deux députés avec des cris ce qui est tout à fait contraire aux règlements puisque le président aurait dû suspendre les travaux et procéder avec des blâmes à l’encontre des deux députés.

Beaucoup de chemin de parcouru dans cette transition démocratique en Tunisie, mais encore beaucoup plus qui reste à faire.

H.A. et radio-canada.ca

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