Tag: Syrie
Syrie: Thwaiba Kanafani, première femme à rejoindre l’Armée Syrienne Libre
Portant des habits de camouflage avec une chaîne de mitraillette autour du cou, Thwaiba Kanafani, une ingénieure d’origine syrienne vivant et travaillant au Canada, annonce dans une vidéo postée sur Youtube sa décision de rejoindre l’Armée Syrienne Libre pour répondre à l’appel de la mère patrie selon ses propos.
Thwaiba Kanafani, serait la première femme syrienne à devenir soldate de l’Armée Syrienne Libre qui, cette dernière, se battrait depuis plus qu’une année contre les troupes loyalistes de Bachar Assad au prix de milliers de blessés, morts, disparus prisonniers et réfugiés.
Cette mère de 2 enfants abandonne sa vie de luxe et le confort de son appartement du centre-ville de Toronto dans la province de l’Ontario au Canada pour aller joindre et prêter main forte aux combattants, civils et déserteurs de l’armée régulière en Syrie.
Selon Madame Kanafani, sa décision de partir a été motivée par l’ampleur de la souffrance des enfants qu’elle les considèrent comme ces propres enfants.
La Syrie est en proie à une révolution sans précédent contre le régime en place et qui avait été déclenchée dans la foulée des autres révolutions du printemps arabe. La révolution syrienne semble être dans une impasse à cause de l’intransigeance et le support politique et militaire de la Russie et à un degré moindre, celui de l’Iran d’un côté. De l’autre, l’impossibilité pour l’Armée Libre de prendre le dessus sur le terrain à cause de la supériorité, du moins pour l’instant, de l’armée régulière.
Cependant et durant les derniers mois et dernières semaines, les choses commencent à bouger en faveur de l’Armée Syrienne Libre tant au niveau politique avec les dernières défections de Manaf Tlass, ami proche de Bachar, et celle de l’ambassadeur syrien en Irak, que militaire et du renforcement de sa capacité de mener des attaques frontales et directes contre les troupes de Assad.
Les pays occidentaux essayent de mettre de plus en plus de pression sur le régime syrien et le cercle qui l’entoure. Un vote au conseil de sécurité de l’ONU est attendu d’ici la fin de cette semaine qui prévoirait l’adoption de sanctions sous le chapitre 7 pour forcer le régime à arrêter de s’attaquer aux civils avec les armes lourdes. La Russie a cependant d’ores et déjà annonçait son intention de bloquer la résolution dans sa forme actuelle.
Popularity: 13%
Syrie: Après le soudanais, c’est au tour du marocain?
Comment expliquer ce large sourire du militaire marocain, membre de la mission d’observation des Nations Unis? Un sourire qui n’inspire d’ailleurs aucune confiance quant à une éventuelle réussite de cette mission. Bien au contraire. Ce sourire qui ne reflète aucunement en tout cas la gravité du moment et le drame qui est en train de se dérouler juste à quelques kilomètres de l’hôtel où il se trouve à Damas. Aura t-il plus de chance que son prédécesseur soudanais ou finira-t-il lui aussi par jeter l’éponge?
Ce qui est encore plus étonnant et plus dramatique, c’est le silence de la planète face à la violation honteuse du cessez-le-feu, jamais respecté d’ailleurs, par les milices de Bachar Al-Assad. Comme si le fait d’avoir accepté ce cessez-le-feu semble avoir eu comme effet d’hypnotiser et satisfaire la communauté internationale en déroute tellement elle est inefficace et faible.
Le Bachar n’est pas dupe semblerait-il. Il sait comment la manipuler cette communauté si faible et si inefficace. Il n’a même pas besoin de l’appui sino-russe. Il accepte un cessez le feu pour refroidir un peu les ardeurs pour aussitôt déclarer que ce cessez-le-feu est désormais conditionnel à son respect par l’autre partie. Mais qui peut donc garantir ou affirmer que ce sont les rebelles qui violeraient le cessez-le-feu? C’est exactement sur cette ambiguïté que Bachar a pu reprendre impunément le bombardement en évoquant la légitime défense. Le non retrait des armes lourdes des zones civiles entre sûrement dans cette stratégie, celle d’avoir la vilaine intention de reprendre le bombardement aussitôt.
L’étendue de la morbidité, de la la violence et de la bassesse de ce régime sanguinaire n’ont plus de limites. Il est prêt à même porter atteinte à la sécurité du personnel de la mission de l’ONU sans même besoin, pour le comprendre, de décrypter les propos de la conseillère de Bahcar Al-Assad, Boutheina Chaâbane, qui avait déclaré que le gouvernement syrien ne peut garantir l’intégrité physique du personnel si ce gouvernement n’est pas impliqué dans le travail de la mission. Autrement dit, ou bien on vous montre où aller et quoi faire ou bien vous courrez la chance de se faire descendre. Des menaces claires et directes sont on ne peut plus claires.
Ce régime essaye de toujours gagner du temps. L’objectif est de faire pourrir la situation le plus longtemps possible pour exaspérer et faire refroidir les ardeurs des syriens avides de liberté et qui essayent de se libérer de la main mise de ce régime corrompu et criminel.
Toutefois, une chose est certaine. La Syrie ne sera plus jamais la même. Bachar Al-Assad ne restera jamais président à vie, encore moins léguer à sa mort, le pouvoir à son propre fils.
H.A.
Photo: © Reuters
Popularity: 16%
Syrie: Vers une intervention militaire étrangère?
Le coup d’envoi pour le bal diplomatique en faveur d’une possible intervention étrangère en Syrie semble être officiellement donné suite à la déclaration incendiaire de ce dimanche du ministre belge des affaires étrangères dont le pays, rappelons le, est membre de l’OTAN et dont le siège se trouve justement en Belgique.
Le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a qualifié aujourd’hui, lors d’une émission sur TV5, la politique de répression de Bachar Al Assad de « barbare » tout en affirmant la nécessité d’une intervention humanitaire qui devrait nécessairement être protégée et guidée par une présence militaire sur le terrain.
Selon lui, l’échéance du 10 avril devrait être respectée sinon la communauté internationale doit passer à la prochaine étape, celle d’une intervention musclée sur le terrain.
Ces déclarations, les plus musclées et qui font directement référence explicitement à une intervention militaire, sont les toutes premières venant d’un responsable occidental. Un mois plutôt, le premier ministre britannique, David Cameron, avait qualifié le président Bachar Al Assad de criminel mais sans plus.
S’agit il d’une simple manœuvre pour mettre un peu plus de pression sur Bachar Al Assad pour le forcer à respecter ces engagements pour la date butoir du 10 avril, du ras le bol de la communauté internationale face aux agissements du régime répressif en Syrie ou d’un véritable changement de stratégie pour enfin passer à l’acte?
On en saura un peu mieux dans les prochaines heures sinon les prochains jours quant aux véritables intentions des uns et des autres.
Photo © Keawe Woodmore
H.A.
Popularity: 9%






