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Tunisie: L’Assemblée constituante donne son feu vert au gouvernement
TUNIS – Tard ce vendredi soir, les élus de l’Assemblée constituante ont voté en faveur d’accorder leur confiance au nouveau gouvernement tunisien dirigé par la Troïka avec 154 votes pour, 37 votes contre et 11 abstentions.
Après un «débat» marathon et des interventions sous la forme de monologues sans fin et des plus ennuyeux, les élus ont finalement passé au vote pour enfin approuver sa composition, telle que proposée par Hamadi Jebali, par une majorité absolue, tel que le stipule les textes des pouvoirs de la mini constitution.
Les interventions des élus, aussi bien de l’opposition que ceux de la Troïka, ce sont limitées à des considérations politiques partisanes avec d’échanges ennuyeux d’accusations détournées ou de reproches à demi-mots comme toujours.
Le nouveau Chef du gouvernement de Hamadi Jebali prendra officiellement ses fonctions lundi prochain lors d’une cérémonie de passation au siège du gouvernement à la Kasbah.
Notons que le titre officiel de Hamadi Jebali serait désormais Chef du gouvernement au lieu de Premier ministre. Un changement plus que symbolique qui reflète la nature du régime politique que le parti Ennahda aimerait voir s’inscrire dans la prochaine constitution, c’est à dire celui d’un régime parlementaire où le Chef du gouvernement serait le vrai détenteur du pouvoir.
Crédit photo: AFP
H.A.
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Tunisie: Une police un peu trop prétentieuse?
RAS JEDIR – Qui aurait cru qu’un jour viendrait et que la police tunisienne critiquerait LE président de la république? Aujourd’hui, nous y sommes enfin!
Lors du premier discours du président Moncef Marzouki à l’Assemblée constituante, il avait remercié les forces armées pour sa contribution pour la réussite de la transition et pour le maintien de l’ordre et de la sécurité durant les derniers mois. Mais il avait omis de remercier les forces de sécurité intérieure ce qui lui a valu une sortie du syndicat représentant ces forces pour dénoncer cet oubli.
Le soir même et lors d’une rencontre en direct avec des journalistes de la télé nationale tunisienne Al Wataniya 1, Moncef Marzouki, a déclaré que cet oubli était bien involontaire mais qui refléterait, selon lui, un sentiment inconscient du « moi intérieur » de l’être humain, en faisant référence aux difficultés et le harcèlement subis de la part du système policier mis en place par l’ancien président Ben Ali.
Sauf que hier, selon Radio Tataouine, et lors de sa visite à Ras Jedir, Moncef Marzouki aurait récidivé encore une fois en omettant de remercier les forces de sécurité pour les efforts déployés, selon eux, pour gérer le flux des réfugiés africains venus de Libye. S’agit-il là encore d’un oubli volontaire cette fois ci de la part du président de la république?
Ou tout simplement d’un excès prétentieux de surestime de la part de ces policiers, avec ou sans raison, et de vouloir demander à tous prix une reconnaissance qui semble être difficile à acquérir pour reconquérir des citoyens qui n’ont visiblement pas la mémoire courte, encore moins leur président?
Crédit photo: AFP/Fethi Belaid
H.A.
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Tunisie: La Police canadienne perquisionne chez l’avocat de Belhassen Trabelsi
MONTRÉAL – Selon le quotidien montréalais La Presse, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), la police fédérale du Canada, l’équivalent du FBI américain, a fait une décente dans les bureaux de l’avocat du tunisien fugitif Blehassen Trabelsi, Me Donald Kattan.
Me Kattan risque jusqu’à 5 ans de prison si les autorités canadiennes démontrent que l’avocat a géré les avoirs et les affaires du fugitif depuis son arrivée au Canada le 20 janvier dernier, tel que le stipule la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus.
Selon Radio-Canada, les documents saisis sont toujours sous scellés et se trouvent au quartier général de la GRC à Westmount dans la banlieue Ouest sur l’île de Montréal. L’avocat peut toujours s’opposer à l’ouverture des dossiers en invoquant le secret professionnel.
Rappelons que Belhasen Trabelsi a perdu son statut de résident permanent du Canada puisqu’il n’avait jamais résidé au pays pour une période minimale de cinq ans. Il a fait la demande pour le statut de réfugié politique depuis, mais il est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé le 27 janvier par Interpol visant 6 membres de la famille de l’ancien président tunisien Ben Ali.
L’étau se resserrent de plus en plus sur l’ancien «parrain» du clan mafieux.
Selon le quotidien tunisien Echourouq, il serait pourtant au Venezuela après avoir obtenu la citoyenneté de ce pays. Nos sources à Montréal ne peuvent confirmer une telle information et il serait donc toujours à Montréal et sous surveillance des autorités de l’immigration du Canada.
Crédit photo: AFP
H.A., cyberpresse.ca et radio-canada.ca
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Tunisie: Béji Caïd Essebsi nous fait chanter, encore?
TUNIS – Pourquoi l’ex-premier ministre du gouvernement de transition tunisien, Béji Caïd Essebsi, avait-il choisi ce moment précis, presque au dernier jour de son passage à la Kasbah, pour relancer le débat sur l’extradition de l’ancien président tunisien Ben Ali?
C’est la question que tout le monde posait à la suite de la réception de Ali Ben Salah Ben Hadid, spécialiste en droit international et ancien diplomate, afin de discuter et examiner les moyens pour l’extradition de Ben Ali et de lui faire subir un procès équitable.
Pourtant, tout ce beau monde sait pertinemment que l’Arabie Saoudite ne délivrerait jamais Ben Ali sachant tout d’abord qu’il risquerait la peine capitale, avec ou sans procès équitable, mais aussi, pour d’autres raisons politiques et obscures que seulement les Saoudiens connaissent.
Alors pourquoi tout juste maintenant, surtout que l’extradition de Ben Ali a été au coeur de tous les débats depuis le 14 janvier dernier déjà?
Tout le monde sait la relation tendue qui a toujours caractérisé les rapports entre Béji Caïd Essebsi et les islamistes en général et avec Ennahda en particulier. La mise à l’écart de Caïd Essebsi et de tous ses ministres par la Troïka n’aurait pas aidé, bien au contraire.
Dès l’annonce de le démission collective du gouvernement, les membres de ce gouvernement se sont vite lavés les mains et leurs sorties médiatiques et largement médiatisées et même celles du gouverneur de la BCT, Mustpaha Kamel Ennabli, mais aussi des organisations patronales et autres associations, se sont multipliés décrétant l’état d’urgence et annonçant la situation «catastrophique» du pays, une sorte de chantage économique et sécuritaire, comme si la Troïka serait la cause de ce bilan plus que catastrophique du gouvernement de Caid Essebsi. Comme si ce dernier voulait, pour des raisons et des calculs politiques un peu morbide, tout mettre sur le dos du prochain gouvernement de coalition et lui imputer son échec alors que le nouveau gouvernement n’a même pas encore vu le jour jusqu’à l’écriture de cet article.
On se souvient que la semaine dernière, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, avait déclaré que nos relations avec l’Arabie Saoudite sont beaucoup plus importantes que le rapatriement de Ben Ali. La dernière sortie de Caïd Essebsi serait elle la suite de cette même logique de petits calculs politiques de quelqu’un qui s’obstine à chercher un mince fil d’espoir auquel pouvait encore s’accrocher?
Il n’est cependant pas sûr que Hamadi Jebali serait ravi d’accepter ce beau «cadeau empoisonné» et de laisser Béji Caïd Essebsi continuer encore à jouer aux troubles fêtes pour longtemps.
H.A. et TAP
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Tunisie: Report de la présentation du nouveau gouvernement
TUNIS – L’annonce de la composition du nouveau gouvernement tunisien ne sera pas faite avant demain mardi. La raison semble être la non finalisation des discussions et des concertations entre les différentes parties composant la Troïka, le parti Ennahda, le CPR et Ettakatol. La présidence de la République en a fait l’annonce cet après midi.
Selon les observateurs, plusieurs raisons expliqueraient ce report de dernière minute. D’une part, ces discussions seraient en rapport avec la reconduite de l’ancien ministre de l’Intérieur Habib Essid, ancien chef de cabinet du ministre de l’Intérieur et ancien ministre du temps de Ben Ali, comme conseiller en matière de sécurité. Plusieurs voix se sont élevées pour s’opposer à cette éventuelle nomination.
Certains appellent tout simplement à la rupture totale avec tous les symboles de l’ancien régime. D’autres, se questionnent sur la pertinence de la nomination d’un homme comme un expert en matières de sécurité qui possède une très courte expérience avec les choses sécuritaires au vu de la courte période passée au ministère de l’Intérieur.
D’autre part, les discussions peuvent aussi être en rapport avec les dernières dissensions au sein des deux autres partis, le CPR et Ettakatol. Il semblerait que les deux partis ne se sont pas encore mis d’accord sur une liste définitive de noms et de leurs attributions respectives.
Hamadi Jebali, le chef du gouvernement, présentera la liste demain au président de la république, Moncef Marzouki. La composition de la liste sera présentée à l’Assemblée mercredi et l’annonce officielle sera faite jeudi.
Crédit photo: pbase.com
H.A. et TAP
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Tunisie: Du cafouillage au palais présidentiel, encore!
CARTHAGE – Selon une dépêche de la TAP (Tunisie Afrique Presse), un groupe de quelques élèves a visité le palais présidentiel de Carthage situé dans la banlieue Nord de Tunis, sur invitation de la présidence de la république ou du président, nous ne le savons pas et nous ne le saurons peut être jamais.
Nous ne savons pas non plus quels sont les critères de sélection utilisés pour inviter ces jeunes élèves pour cette opération qui nous parait confuse et désordonné pour ne pas dire camouflée. Qui aurait organisé cet événement et comment ce se fait il que c’est la TAP qui a eu le privilège de recevoir et relayer en exclusivité l’information?
Ne serait-il pas plus sain et surtout transparent de faire une annonce et de la faire relayer en public par les médias au lieu de nous faire parachuter l’information par la TAP que semble être toujours considérée comme une agence de presse officielle et un porte parole du gouvernement en place au lieu d’une agence publique?
Cet événement aurait bien pu passé complètement inaperçu, mais ce que j’ai voulu dénoncer par cet article c’est la méthode utilisée qui me rappelle un passé pas très glorieux, avec des visites organisées par l’ancien président et relayées en grandes pompes par cette même redoutable machine de «propagande» qui est la TAP qui, semblerait-il, est resté figée dans le temps et n’a toujours pas compris qu’il faut bien faire la différence entre des activités de «propagande» et de relations publiques dans le but de servir l’image du gouvernement en place d’une part, et les activités à caractère public.
H.A.
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Tunisie: Brahim Gassas et l’insulte suprême!
TUNIS – L’autre jour, au parlement à Ottawa, le député libéral Justin Trudeau a traité le ministre fédéral de l’Environnement du Canada Peter Kent par « piece of shit! » (tas de merde) lorsque ce dernier reprochait à la député NPD Megan Leslie, qui voulait poser une question sur les changements climatiques, de ne pas avoir pris part à la conférence des Nation unis sur les changements climatiques à Durban pour mieux s’informer. Or, c’est le gouvernement fédéral qui avait empeché les députés de l’opposition de prendre part à cette conférence.
Justin Trudeau s’est excusé et l’incident a été vite oublié.
En Tunisie, les députés semblent être encore peu familiers avec ce genre d’incidents assez fréquents dans les plus grandes démocraties du monde. Dans d’autres pays, comme en Corée du Sud ou dans certains pays de l’Europe de l’Est, les parlementaires peuvent en venir aux mains. Les insultes sont monnaie courante et les propos à caractère scatologique sont assez fréquents.
Notre Gassas national, très remarqué par ces interventions folkloriques à l’Assemblée nationale constituante a déclenché toute une tempête sur les chaînes de radio et sur Internet pour avoir été traité de « Bassas! » (pétomane) semblerait il par un député ce qui reste à confirmer puisque aucune preuve n’ait jamais été réellement dévoilée. Le député s’est vite enflammé et s’en est pris au prétendu député demandant des excuses et l’Assemblée qui s’est trouvée prise en otage par un discours des plus dramatiques au point de se faire interrompre à plusieurs reprises par le président de l’Assemblée, Mustapha Ben Jaafar, pour finir de carrément lui retirer le micro.
Ce qui est encore plus étonnant, c’est que le député a continué son manège à l’extérieur de l’Assemblée avec des entrevues avec les médias concernant l’incident et de déclarer qu’il ne retournerait plus à son siège avant de recevoir les excuses et qu’il souffre désormais d’une dépression majeure.
Cet incident n’est pas un cas isolé lorsqu’on se rappelle l’incident du tout premier jour à l’Assemblée lorsque le président intérimaire d’un jour s’est fait coupé la parole par deux députés avec des cris ce qui est tout à fait contraire aux règlements puisque le président aurait dû suspendre les travaux et procéder avec des blâmes à l’encontre des deux députés.
Beaucoup de chemin de parcouru dans cette transition démocratique en Tunisie, mais encore beaucoup plus qui reste à faire.
H.A. et radio-canada.ca
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[7ème journée] SG – Kaala Sport 2-1: Le Stade Gabésien consolide sa première place
GABÈS – Dans le cadre de la 7ème journée aller de la Ligue 2 professionnelle de football de Tunisie, le Stade Gabésien a gagné son match face à Kalaa Sport sur le score de 2 buts à 1, cet après midi au Stade de Gabès.
Avec ce résultat, le Stade Gabésien consolide ainsi sa première place au classement général toujours provisoirement avec 17 points en attendant le match en retard de l’A. S. Djerba, mais s’assure cette fois ci de préserver sa première position même en cas de victoire de Djerba.
Voici le classement suite à cette journée:
1 Stade Gabésien 17
2 Jendouba Sport 15
3 Club O. Transports 15
4 A. Sportive de Djerba 14*
5 Club Sportif Hilalien 12
6 Croissant S. Msaken 11
7 C. Sportif de Korba 10*
8 US Ben Guerdane 10
9 A. Sportif Kasserine 6***
10 Grombalia Sports 6
11 Olympique du Kef 5*
12 L. P. Tozeur A. 4*
13 El Ahly Mateur 4*
14 Kalaa Sport 4
15 S.C. Moknine 4
16 Stade Nabeulien 1
* nombre de matchs reportés
H.A. et tunisie-foot.com
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Tunisie: Un super ministère du développement régional
TUNIS – Lotfi Zitoun, membre du parti Ennahda, a déclaré, lors d’une émission télé à la télévision nationale tunisienne Al Wataniya 1, que le nouveau ministère du développement régional aura le statut d’un ministère régalien avec des pouvoirs étendus et des ressources importantes.
Selon Lotfi Zitoun, la mission première de ce nouveau super ministère, autrefois rattaché au ministère de l’Intérieur, est d’éteindre les feux au détriment des questions stratégiques. La population veut voir des actions dans l’immédiat pour améliorer son quotidien. Il a donné l’exemple des services de soins de santé et du transport dans le milieu rural qui nécessitent une prise en charge immédiate, insiste t-il, pour répondre aux besoins criants et urgents de cette population rurale.
Le nouveau gouvernement prendrait une autre mesure, tout aussi importante, pour réduire les prix à la consommation dans les zones en difficultés en comparaison avec celles du littoral en légiférant des lois pour réduire les intermédiaires et faire rapprocher le consommateur au producteur. Ces lois toucheraient également les fonctionnaires et les travailleurs des milieux urbains et des grands centres aux faibles revenus en leur donnant accès à des subventions salariales pour les aider à faire face à la cherté de la vie.
Des logements sociaux seront également construits dans certaines régions pour faire en sorte que le citoyen perçoit un changement réel et concret dans son quotidien et non de simples promesses qui tarderont à venir ou qu’ils ne se réaliseront jamais.
M. Zitoun, a mis l’accent sur la nécessité de donner un rôle plus important aux associations et la société civile et les aider à s’impliquer d’avantage dans le développement régional et de mettre fin au monopole de ce secteur d’activité par le gouvernement ou les partis politiques comme ce fut le cas avec les caisses 26-26 et le RCD, l’ancien parti unique.
Toutefois, des zones d’ombre subsisteront. Comment le prochain gouvernement trouvera il les fonds nécessaires pour atteindre ces objectifs? Aussi et étant donné que les ministères régaliens sont généralement ceux qui composent le cœur de l’État et dont les missions ne peuvent être déléguées aux collectivités locales par exemple, est-ce qu’on se dirige vers le maintien de la centralisation du pouvoir au lieu de donner plus de pouvoir et d’autonomie aux régions si on se fierait aux programmes des partis qui composent la Troïka dont surtout celui du parti Ennahda?
Crédit photo: vke.co.za
H.A.
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Béji Caïd Essebsi brille par son absence à Sidi Bouzid
SIDI BOUZID – Le premier ministre sortant et démissionnaire du gouvernement tunisien, Béji Caïd Essebsi, a brillé par son absence lors des premières festivités du déclenchement du printemps arabe ce samedi 17 décembre, tout comme l’ancien président intérimaire Foued Mebazaa.
À noter qu’en plus du président tunisien Moncef Marzouki, du chef du gouvernement Hammadi Jebali et du président de l’Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar ainsi que d’autres personnalités politiques indépendantes, presque tous les chefs des partis, autant ceux au pouvoir que ceux de l’opposition étaient tous au rendez vous.
Certains observateurs attribueraient cette absence ou ce manque d’intérêt manifeste pour d’autres pour cet événement, par la non implication du premier ministre sortant sur le terrain dans les régions intérieures surtout celles défavorisées dont surtout Sidi Bouzi, et ce, depuis sa désignation à la tête du gouvernement au mois de mars dernier.
Avec la multiplication des sit-ins et des revendications à caractère social surtout émanant principalement de l’intérieur du pays et particulièrement des régions qui ont très largement souffert de la politique de l’exclusion et de la marginalisation, Caïd Essebsi, n’avait jamais eu la force nécessaire non plus le courage pour y faire face et s’est contenté à gérer les affaires depuis son bureau à la Kasba en multipliant les rencontres sécuritaires avec ses deux ministres, celui de l’Intérieur et de la Défense. Tout comme recevoir les dignitaires dans le confort de son salon un peu pour préserver le prestige de l’état comme il aime si bien de nous le faire rappeler à chaque fois.
Un prestige qui trouve tout son sens lorsqu’on s’approche de son bureau au moment d’investir la place à l’occasion de Kasba 3, mais perd tout son sens devant les sits-in de la CPG (Compagnie de phosphate de Gafsa) et du port de Gabès qui nous coûtaient et qui nous coûtent encore des milliers de dinars chaque jour en raison de l’impossibilité d’extraire le phosphate et de l’exporter.
Les visites sur le terrain du premier ministre sortant Caïd Essebsi se sont limitées à trois visites à l’intérieur du pays durant son «règne». Une première visite à Monastir pour commémorer l’anniversaire de la mort de l’ancien président tunisien Habib Bourguiba, une autre visite furtive à Kairouan et une dernière à Sfax où il avait eu droit au fameux «dégage !».
D’un autre côté, il n’a toutefois pas manqué de faire la navette entre Tunis (sic) et l’étranger pour «vendre» la révolution et quémander au risque d’hypothéquer l’économie du pays, alors que le pays à l’intérieur bouillonnait et que la population avait plus besoin de recevoir des messages d’apaisement et d’assurance au lieu de la traiter de «sauvage» à la suite des événements de Métlaoui et de Siliana.
Avec une telle attitude et surtout lorsqu’on sait que Caïd Essebsi est considéré comme un des acteurs de l’ancien régime et surtout celui de Bourguiba, ce régime qui avait mis le pays en coupe et qui avait marginalisé les zones de l’intérieur, il n’était pas sûr que Sidi Bouzid lui réserve un accueil des plus chaleureux.
H.A.
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